Cataracte · Villefranche-sur-Saône
Cataracte à Villefranche-sur-Saône : diagnostic, bilan préopératoire et suivi
Au centre VISIODYNAMIS à Villefranche-sur-Saône, je prends en charge l’ensemble du parcours médical des patients présentant une cataracte : dépistage et diagnostic, évaluation de la gêne visuelle, décision éventuelle d’une intervention, bilan préopératoire, biométrie et calcul de l’implant, choix personnalisé de l’objectif visuel, préparation de la chirurgie, puis suivi postopératoire à court, moyen et long terme. Seul le temps opératoire est réalisé à Lyon, à la Clinique Saint-Charles.
L’objectif est que le patient conserve le même chirurgien et une stratégie cohérente tout au long de son parcours : consultation à Villefranche-sur-Saône, puis bilan préopératoire à Villefranche-sur-Saône, puis chirurgie à Lyon, puis suivi à Villefranche-sur-Saône.
Dépister et diagnostiquer une cataracte
La cataracte correspond à une perte progressive de transparence du cristallin. Son diagnostic est généralement réalisé lors d’un examen ophtalmologique. Elle peut être découverte parce que le patient se plaint d’une baisse de vision, mais également à l’occasion d’un contrôle réalisé pour une autre raison.
Les symptômes sont variables :
- vision progressivement plus floue ;
- diminution des contrastes ;
- éblouissements ;
- halos autour des lumières ;
- difficulté croissante à conduire la nuit ;
- impression que les couleurs deviennent plus ternes ;
- modification fréquente de la correction des lunettes.
La cataracte évolue généralement lentement et sans douleur.
En savoir plus : comprendre la cataracte.
Une cataracte ne doit pas être évaluée uniquement avec l’acuité visuelle
Lors de la consultation à Villefranche-sur-Saône, je cherche surtout à comprendre dans quelle mesure la cataracte gêne réellement le patient. Deux personnes présentant exactement la même acuité visuelle peuvent avoir des besoins totalement différents.
Une personne conduisant quotidiennement peut être très gênée par les éblouissements nocturnes alors qu’elle conserve encore une bonne vision sur une échelle d’acuité. À l’inverse, une personne moins active visuellement peut être parfaitement confortable avec une cataracte plus importante.
Je m’intéresse donc notamment à :
- la conduite ;
- la lecture ;
- le travail sur écran ;
- l’activité professionnelle ;
- les loisirs ;
- les activités sportives ;
- la vision nocturne ;
- et plus généralement l’impact de la cataracte au quotidien.
Vérifier que la cataracte explique réellement la gêne visuelle
Voir une cataracte à l’examen ne signifie pas automatiquement qu’elle explique l’ensemble des difficultés visuelles. Il faut également vérifier l’état :
- de la cornée ;
- de la rétine ;
- de la macula ;
- du nerf optique ;
- et de la pression intraoculaire.
Cette analyse est particulièrement importante lorsqu’il existe également un glaucome, une dégénérescence maculaire, une forte myopie, un diabète, une maladie cornéenne ou une autre pathologie oculaire. L’objectif est de distinguer ce que l’opération de la cataracte pourra améliorer de ce qui restera éventuellement limité par une autre maladie de l’œil.
Quand décidons-nous d’opérer ?
Il n’existe pas pour moi de chiffre unique à partir duquel une cataracte doit être opérée. La chirurgie est proposée lorsque la gêne ressentie devient suffisamment importante et que le bénéfice attendu de l’intervention paraît supérieur à ses contraintes et à ses risques. La décision est donc prise avec le patient.
Il n’est généralement plus nécessaire d’attendre qu’une cataracte soit « mûre ». Mais il n’existe pas non plus de raison d’opérer précocement une cataracte qui ne gêne pas le patient. La bonne question est simplement : cette cataracte gêne-t-elle suffisamment votre vision et votre quotidien pour qu’une intervention vous apporte un réel bénéfice ?
Le bilan préopératoire de la cataracte à Villefranche-sur-Saône
Lorsque l’indication opératoire est retenue, je réalise au centre VISIODYNAMIS l’ensemble du bilan préopératoire nécessaire à la préparation de la chirurgie. Cette consultation est une étape essentielle : elle permet de préparer techniquement l’intervention, mais également de définir avec le patient le résultat visuel que nous souhaitons rechercher.
La biométrie : calculer la puissance de l’implant
Pendant l’opération, le cristallin cataracté est retiré et remplacé par un implant intraoculaire dont la puissance doit être calculée avant l’intervention. La biométrie permet notamment de mesurer la longueur de l’œil, la puissance de la cornée et différentes caractéristiques anatomiques nécessaires au calcul. Ces mesures sont intégrées dans des formules biométriques afin de choisir l’implant dont la puissance correspond le mieux à l’objectif recherché.
Mesurer l’astigmatisme
L’analyse de la cornée permet également de rechercher un éventuel astigmatisme. Lorsqu’il est suffisamment important et régulier, il peut être intéressant d’utiliser un implant torique, capable de corriger simultanément une partie ou la totalité de cet astigmatisme. Des mesures complémentaires de la cornée peuvent alors être nécessaires.
L’OCT et l’évaluation de la rétine
Selon la situation, un OCT peut être réalisé afin de vérifier notamment l’état de la macula ou du nerf optique. Cette étape est particulièrement importante lorsqu’un implant destiné à augmenter l’autonomie vis-à-vis des lunettes est envisagé : une technologie optique sophistiquée ne donnera un bon résultat que si l’ensemble du système visuel est capable d’utiliser correctement l’image produite.
Choisir l’implant avec le patient
Le choix de l’implant ne repose pas uniquement sur les mesures de l’œil : il dépend également de la vie réelle du patient. Je cherche donc à comprendre sa profession, s’il conduit beaucoup ou de nuit, s’il travaille quotidiennement sur ordinateur, s’il lit beaucoup, s’il pratique certaines activités sportives, les distances qu’il utilise le plus, et s’il accepte de porter des lunettes ou souhaite au contraire réduire autant que possible sa dépendance vis-à-vis d’elles.
Nous pouvons ensuite discuter des différentes possibilités :
- implant monofocal ;
- implant monofocal amélioré ;
- implant torique ;
- implant EDOF à profondeur de champ étendue ;
- implant multifocal lorsque l’œil et les attentes du patient s’y prêtent.
En savoir plus : les implants de cataracte.
Définir l’objectif de vision après la chirurgie
La chirurgie de la cataracte possède aujourd’hui une véritable dimension réfractive. Nous pouvons donc réfléchir avant l’intervention à la distance que le patient souhaite privilégier. Chez certains patients, l’objectif principal sera une excellente vision de loin. Chez d’autres, la vision intermédiaire prendra une place importante, par exemple pour l’ordinateur, le tableau de bord, la cuisine ou les activités à une longueur de bras.
Chez certaines personnes âgées, la vision de près et intermédiaire peut même représenter l’essentiel de leur environnement visuel quotidien. L’objectif doit donc être défini en fonction de la personne et non uniquement de son âge.
Préparer l’intervention
Une fois l’indication confirmée et l’implant choisi, les différentes étapes de la chirurgie sont expliquées au patient. Nous reprenons notamment l’organisation de la journée opératoire, l’anesthésie envisagée, les traitements à utiliser, les consignes avant et après l’intervention, l’organisation entre les deux yeux lorsque les deux doivent être opérés, et le suivi postopératoire.
Le patient doit savoir avant l’intervention où il va être opéré, comment va se dérouler la journée et comment nous allons rester en contact après la chirurgie.
Où est réalisée l’opération ?
Je réalise toutes mes chirurgies de cataracte à la Clinique Saint-Charles à Lyon. Les interventions sont organisées régulièrement chaque semaine dans le cadre d’une prise en charge ambulatoire. Le patient se rend donc à Lyon pour le temps opératoire et, lorsque la situation médicale le permet, il retourne ensuite à son domicile le jour même.
En savoir plus : le déroulement de l’opération.
Un œil puis le deuxième
Lorsque les deux yeux nécessitent une intervention rapprochée, je les opère généralement séparément. Le second œil est fréquemment opéré environ une à deux semaines après le premier. Le délai peut cependant être plus long lorsque la cataracte du second œil est moins avancée, que sa vision reste suffisante, ou que la différence entre les deux yeux reste confortable. Là encore, l’organisation est personnalisée.
Dans certaines situations particulières, il est également possible de discuter une chirurgie des deux yeux le même jour. Je réserve principalement cette possibilité à des patients soigneusement sélectionnés, par exemple en cas de très importantes contraintes de déplacement, de résidence à l’étranger, d’impératifs professionnels particuliers, ou d’une forte myopie ou hypermétropie qui entraînerait après le premier œil une différence de correction très difficile à supporter. Cette organisation reste moins classique et nécessite une évaluation individualisée.
Après la chirurgie : rester en contact dès le lendemain
Une chirurgie ambulatoire ne signifie pas que le patient est laissé seul après son retour à domicile. Dès le lendemain de l’intervention, mon équipe reprend contact avec lui. Cet appel permet notamment de savoir comment s’est passée la première nuit, si la vision commence à évoluer, s’il existe une douleur, une rougeur, une gêne importante, ou simplement des questions ou inquiétudes.
Le patient sait également qu’en cas de symptôme inhabituel, il peut nous contacter afin d’organiser rapidement un examen si cela est nécessaire. Il est préférable de nous contacter notamment en cas de douleur inhabituelle ou croissante, de baisse importante ou brutale de vision, de rougeur importante, de photophobie intense, ou de toute évolution qui paraît anormale. Dans le doute, je préfère toujours qu’un patient nous contacte.
Le contrôle postopératoire à Villefranche-sur-Saône
Lorsque l’évolution est normale, le contrôle présentiel complet est généralement réalisé environ un mois après l’intervention au centre VISIODYNAMIS à Villefranche-sur-Saône. Cette consultation permet d’évaluer le résultat une fois l’œil suffisamment stabilisé.
Je contrôle notamment :
- l’acuité visuelle ;
- la réfraction ;
- la pression intraoculaire ;
- la cornée ;
- l’état inflammatoire de l’œil ;
- la position de l’implant ;
- et la qualité globale du résultat visuel.
Nous faisons également le point sur la vision de loin, la vision intermédiaire, la vision de près, les éventuels halos ou éblouissements et l’adaptation au nouvel implant.
Faut-il refaire des lunettes après l’opération ?
Cela dépend du type d’implant et de l’objectif choisi. Avec un implant monofocal réglé pour le loin, des lunettes seront généralement nécessaires pour lire. Avec un implant monofocal amélioré ou EDOF, certaines distances intermédiaires peuvent être plus facilement accessibles sans lunettes. Avec certains implants multifocaux, l’autonomie peut être plus importante à plusieurs distances.
La réfraction peut encore évoluer dans les premières semaines après l’intervention. Il est donc préférable d’attendre une stabilisation suffisante, autour d’un mois, avant de réaliser une correction définitive. Cela évite de fabriquer des lunettes trop précocement alors que la réfraction pourrait encore légèrement changer.
Le suivi à moyen et long terme
Après la période postopératoire, je peux poursuivre au centre VISIODYNAMIS le suivi ophtalmologique habituel du patient. La chirurgie de cataracte traite le cristallin, mais ne dispense évidemment pas de surveiller les autres structures de l’œil. Le suivi peut notamment concerner la pression intraoculaire, le nerf optique, la rétine, la macula, la surface oculaire et toute autre pathologie associée.
Le cristallin retiré ne repousse pas : la cataracte ne peut donc pas réellement revenir. En revanche, la capsule située derrière l’implant peut progressivement perdre sa transparence. On parle alors d’opacification capsulaire postérieure, souvent appelée cataracte secondaire. Lorsqu’elle devient gênante, elle peut généralement être traitée simplement par un laser YAG.
Cataracte et glaucome : une prise en charge coordonnée
Une partie des patients présentant une cataracte sont également suivis pour un glaucome. Dans ce cas, j’analyse simultanément l’état du nerf optique, la pression intraoculaire, les traitements utilisés, la nécessité éventuelle de diminuer le nombre de collyres et la possibilité d’associer à la chirurgie de cataracte un geste mini-invasif sur le glaucome.
Selon la situation, la chirurgie de cataracte peut par exemple être associée à un iStent® ou à une trabéculostomie ELIOS™. La stratégie est alors décidée pendant le bilan préopératoire à Villefranche-sur-Saône.
En savoir plus : MIGS et chirurgie du glaucome.
Un même chirurgien tout au long du parcours
Je tiens particulièrement à cette continuité. Le patient que je rencontre à Villefranche-sur-Saône pour son diagnostic est également celui dont je réalise le bilan préopératoire, dont je détermine l’implant, dont j’organise la stratégie visuelle, que j’opère à Lyon, puis dont je contrôle le résultat à Villefranche-sur-Saône.
Cette continuité permet de ne pas séparer artificiellement le bilan médical, la chirurgie et le résultat visuel : ils constituent les différentes étapes d’une même prise en charge.
Le parcours en pratique
De la première consultation au suivi à long terme, chaque étape s’enchaîne autour de Villefranche-sur-Saône ; seul le temps opératoire a lieu à Lyon.
Consultation à Villefranche-sur-Saône
Villefranche-sur-SaôneDiagnostic de la cataracte et évaluation de la gêne visuelle.
Décision opératoire
Villefranche-sur-SaôneDiscussion des bénéfices attendus et décision partagée avec le patient.
Bilan préopératoire à Villefranche-sur-Saône
Villefranche-sur-SaôneBiométrie, mesures de la cornée, évaluation de la rétine et du nerf optique lorsque nécessaire.
Choix de l’implant
Villefranche-sur-SaôneDéfinition de l’objectif visuel en fonction de l’œil, de la profession, des activités et des attentes du patient.
Chirurgie ambulatoire à Lyon
LyonIntervention à la Clinique Saint-Charles.
Contact postopératoire
À distancePrise de nouvelles dès le lendemain et possibilité d’un examen rapide en cas de symptôme inhabituel.
Contrôle à Villefranche-sur-Saône
Villefranche-sur-SaôneÉvaluation du résultat et réfraction autour d’un mois.
Suivi à long terme
Villefranche-sur-SaônePoursuite du suivi ophtalmologique selon les besoins du patient.
Questions fréquentes
En résumé
Le centre VISIODYNAMIS à Villefranche-sur-Saône constitue pour mes patients le point central du parcours cataracte. J’y réalise le dépistage, le diagnostic, la décision opératoire, le bilan préopératoire, la biométrie, le choix de l’implant, le suivi postopératoire et le suivi à long terme.
La chirurgie elle-même est réalisée en ambulatoire à la Clinique Saint-Charles à Lyon, où j’opère régulièrement les cataractes chaque semaine. Après l’intervention, le patient revient ensuite dans son parcours habituel à Villefranche-sur-Saône. Cette organisation permet de conserver le même chirurgien, la même stratégie et la même continuité de prise en charge, depuis la première consultation jusqu’au résultat visuel définitif.